top of page

La Croix Celtique

the world_edited.jpg

La grande disposition classique à dix cartes

La Croix Celtique est le tirage le plus reconnu de la tradition occidentale et elle occupe cette place depuis plus d'un siècle. Arthur Edward Waite l'a décrite dans sa Clef du Tarot en 1910, et des versions circulaient déjà auparavant. Dix cartes se posent en deux parties : six formant une croix qui cartographie la situation elle-même, et quatre formant une colonne verticale qui cartographie votre rapport à cette situation. Cette division est la raison de son efficacité, puisqu'elle sépare ce qui se passe de la manière dont vous le vivez. Il faut entre vingt et quarante minutes pour la lire correctement et elle est réellement exigeante pour un débutant. La plupart des lecteurs la rencontrent tôt, s'y cassent les dents et y reviennent un an plus tard avec de bien meilleurs résultats. Apprenez-la après les tirages à trois cartes plutôt qu'à leur place. Le saut de trois à dix est plus grand qu'il n'y paraît.

Poser la croix

Posez la première carte au centre pour représenter la situation présente ou le cœur de la question. Posez la deuxième carte horizontalement en travers de la première, et cette carte croisée montre la difficulté immédiate ou ce qui complique l'affaire. Placez la troisième carte sous la croix pour le fondement, c'est-à-dire le passé lointain ou la racine dont la situation est née. Posez la quatrième à gauche pour le passé récent, couvrant les événements qui ont directement mené à maintenant. La cinquième va au-dessus pour la couronne, que les lecteurs traitent diversement comme votre objectif conscient, ce qui occupe votre esprit, ou le meilleur résultat possible. La sixième va à droite pour le futur proche, décrivant ce qui approche à court terme. Ces six cartes constituent à elles seules une lecture complète si vous manquez de temps ou d'attention. Beaucoup de lecteurs s'y arrêtent volontairement.

Poser le bâton

Les quatre cartes restantes forment une colonne verticale à droite de la croix, lue de bas en haut. La septième carte est votre approche, décrivant comment vous vous positionnez et comment vous vous voyez dans cette situation. La huitième couvre les influences extérieures, c'est-à-dire les autres personnes, votre environnement et les forces hors de votre contrôle. La neuvième porte les espoirs et les craintes, et c'est la position la plus mal comprise du tirage parce que ces deux choses se révèlent souvent identiques. La dixième est le résultat, montrant où mènent les choses si la trajectoire actuelle se poursuit. Posez-les dans l'ordre plutôt que de distribuer les dix d'un coup, puisque la séquence fait partie de la méthode. Prenez une respiration avant de retourner la dixième. Tout ce qui précède a construit cette position.

Lisez par paires et par groupes

Interpréter dix cartes une par une puis s'arrêter est la façon dont la plupart des débutants perdent le contrôle de ce tirage. Lisez-le par paires à la place. Les cartes une et deux ensemble décrivent votre situation et sa complication, ce qui constitue la phrase centrale de la lecture. Les trois et quatre montrent comment vous êtes arrivé là. Les cinq et six montrent où cela se dirige à court terme. Les sept et huit opposent la façon dont vous voyez la situation à ce qui vous entoure réellement, et ce contraste est souvent la partie la plus révélatrice de toute la disposition. Les neuf et dix se relient fréquemment de façon directe, puisque ce que vous espérez et redoutez tend à façonner ce que vous obtenez. Lisez ces cinq paires, puis regardez l'ensemble et comptez les couleurs et les majeurs avant de conclure quoi que ce soit.

Ce que la carte croisée signifie réellement

La deuxième carte mérite une attention particulière parce qu'elle est régulièrement mal lue. Elle est posée en travers de la première et montre ce qui vous croise, ce qui n'est pas automatiquement une mauvaise chose. Une carte difficile ici est un obstacle au sens ordinaire. Une carte agréable ici est plus intéressante, puisqu'elle signifie généralement que quelque chose de bon complique la situation, comme une occasion que vous ne pouvez pas saisir ou une relation qui rend une décision plus difficile. Les débutants ont tendance à forcer chaque carte croisée dans une lecture négative et perdent cette nuance. Demandez-vous ce que cette carte interrompt plutôt que de supposer qu'elle est une ennemie. La carte croisée est aussi celle qu'il vaut le plus la peine de noter, car en relisant le tirage des mois plus tard c'est généralement elle qui s'est révélée juste. Accordez-lui plus d'attention que sa position ne le suggère.

1
3
5 usd
6
7
8
9

Espoirs et craintes forment une seule position

La neuvième position déroute parce qu'elle semble demander deux choses contradictoires. En pratique, les espoirs et les craintes sont rarement séparés dans une situation réelle, puisque ce que vous voulez le plus et ce que vous redoutez le plus sont fréquemment deux versions d'une même chose. Quelqu'un qui espère un nouveau poste redoute aussi le bouleversement qu'il apporte. Quelqu'un qui espère la fin d'une relation redoute aussi la solitude. Lisez la carte comme ce qui vous préoccupe émotionnellement plutôt que d'essayer de la trier dans une catégorie. Comparez-la ensuite avec la position dix, car quand espoirs et craintes s'alignent proprement avec le résultat, vos propres attentes façonnent les événements plus que vous ne le croyez. Cette comparaison est l'une des informations les plus utiles que ce tirage fournisse. Regardez ces deux positions ensemble à chaque fois.

Quand l'utiliser

Cette disposition est conçue pour les questions complexes avec un historique et plusieurs éléments mobiles. Les grandes décisions, les situations relationnelles installées, les carrefours professionnels et toute question demandant une vue d'ensemble lui conviennent bien. Ne l'utilisez pas pour les points quotidiens, les questions simples ou tout ce que trois cartes suffiraient à traiter, car dix cartes sur une petite question produisent du bruit. Posez une question précise plutôt que vague, puisque la Croix Celtique amplifie le cadrage que vous lui apportez. Laissez passer au moins un mois avant de reposer la même question avec cette disposition, car elle fournit assez de matière pour occuper cette période. La plupart des lecteurs l'emploient quelques fois par an plutôt que chaque semaine. Sa puissance vient en partie du fait d'être réservée aux occasions qui la justifient. Utilisée rarement, elle reste tranchante.

Les difficultés courantes et comment les résoudre

Plusieurs problèmes reviennent de façon prévisible avec cette disposition. Si la lecture ressemble à dix affirmations sans rapport, vous avez sauté les paires et la vue d'ensemble, alors reprenez et lisez par groupes. Si les positions cinq et six semblent se contredire, rappelez-vous que l'une est un objectif conscient et l'autre un développement à court terme, et qu'elles ont parfaitement le droit de diverger. Si la carte de résultat paraît impossible, traitez-la comme une trajectoire plutôt que comme un verdict et demandez ce qui devrait changer. Si vous vous perdez à mi-chemin, lisez seulement les six premières cartes et arrêtez-vous, puisque la croix seule constitue une lecture complète. Notez l'ensemble du tirage avec la date, car la Croix Celtique est la disposition qui gagne le plus à être relue des mois plus tard. Photographiez-la si écrire dix cartes vous décourage. Un relevé sous n'importe quelle forme vaut mieux que pas de relevé du tout.

Commentaires

bottom of page